Movement 2014

Movement 2014

dimanche 28 septembre 2014

Photographies #6


Direction la France et Paris.
A leap from Detroit to Paris.

Le 13 septembre dernier avait lieu la Technoparade à Paris. Une manifestation organisée par l'association Technopol et soutenue notamment par le ministère de la Culture et de la Communication et la Mairie de Paris. La première Technoparade "officielle" a eu lieu en 1998, sous le signe du respect des cultures digitales et des musiques électroniques.

On 13th septembre 2014, Technoparade took place in Paris. An event made by Technopol, a French association involved into digital cultures and electronic musics recognition and supported by Culture and Communication minister and Paris council. The first Technoparade begun in 1998.



Dans le cadre de l'année France-Vietnam 2014 à l'Institut Français, le premier char mettait à l'honneur les couleurs et les DJ du Vietnam (DJ Jase, DJ Jin, Slo Lo, Tha Trickaz). Au total 10 chars étaient présents, du fameux char Radio FG, radio pionnière dans la diffusion des musiques électroniques en France, et aux chars très commerciaux tels que Deezer ou Haribo. Cette année "musiques électroniques" rimaient avec : house, electro, hardcore, dance, dubstep, reggae-dub, kuduro. Bref, des styles musicaux et une ambiance très loin des raves et free parties des années 1990, qui ont diffusés les premières tendances et musiques électroniques: techno, house, acid house, transe, sur le territoire français. 



Because France-Vietnam partnership is celebrated this year, the first float got colors and DJs from Vietnam (DJ Jase, DJ Jin, Slo Jo, Tha Trickaz). 10 floats were there from the most authentic with Radio FG, a pionner radio broadcasting electronic musics, and other floats more commercial as Deezer or Haribo. This year "electronic musics" rhymed with : house, electro, hardcore, dance, dubstep, reggae-dub and kuduro. So music styles and an atmosphere really far from raves and free parties in 1990s which developped first electronic music styles and trends. 

Les photographies qui suivent ne sont que des indices de l'ambiance de la Technoparade 2014. Dans un contexte où il est toujours plus facile de diaboliser les musiques électroniques et ses pratiques, de généraliser l'allure d'un événement d'environ 300 000 personnes lissé par les institutions partenaires ou de pointer et mettre en avant les comportements nocifs et dangereux, je préfère souligner seulement la manifeste et large bonne humeur des participants. 
Cependant, j'ai été très surpris par la présence forte de jeunes personnes mineures, au niveau de certains chars. Aussi j'ai été étonné de voir le non-amour des "premiers" ravers (les plus de 35 ans) pour cette manifestation, fait de leur rare présence. Pourquoi ? Un souci avec la moyenne d'âge, la qualité sonore ou le cadre général ?

Following pictures are only clues about 2014 Technoparade's atmosphere. In a context where you could easily demonizing electronic musics and its practices, generalising an event smoohtly impacted by organisers and institutions gathering about 300 000 people or pointing bad and dangerous behaviours, I want to hightlight the large good mood of participants.
Nevertheless, I was surprised by the huge number of teenagers, at different floats. Also, I was estonished to observe "first ravers" or guys aging more than 35 years were not there. Why ? A problem with the low average age, bad musics or general problems ?


Les photographies suivantes ne sont (donc) pas commentées.
So, the following pictures won't be commented.





































dimanche 7 septembre 2014

La Techno et Detroit #1 : Les origines



Cet article se veut être une version simplifiée et efficace de l’origine de la techno à Detroit pour un accès plus facile à l’univers de la techno aux néophytes, et quelques propos plus pointus pour les connaisseurs. J’invite les personnes souhaitant avoir plus d’informations à me contacter et à me poser leurs questions. Une suite sur les autres générations de DJ de Détroit verra certainement le jour (dans quelques mois).



1)      Les premiers morceaux


Musicalement, la techno est très synthétique d’où son association avec les courants futuristes, industriels et son rapport à la technologie. Elle se constitue notamment de nappes rythmiques et de nappes mélodiques et atmosphériques. Bien que la techno soit souvent associée aux kicks et autres percussions, la techno ne se limite pas qu’à être une musique répétitive (et écouter attentivement le top 50 actuel, la construction musicale et les paroles sont très répétitives). Pour des oreilles étrangères à cette musique, il est néanmoins clair que cette première impression est logique, notamment du fait de la très rapide pulsation entre 110 et 120 battements par minute en moyenne. Pourtant, les premiers morceaux techno, leurs évolutions et d’autres styles musicaux proches vont mettre en place un environnement propice à la danse, la réflexion mais aussi à l’analyse de différents mondes intra-musicale du fait de différent rythmes et fréquences mis en place par les DJ et pouvant être écoutés. Un univers musical beaucoup plus large qu’on peut le penser. Tout ceci est évidemment possible grâce à l’utilisation d’un matériel de plus en plus avancé (platines, samplers, séquenceurs, boîte à rythmes, etc) qui permet de manipuler et travailler des sons ou parties de morceaux déjà connus et enregistrés, dans un travail d’incorporation, de mélange juste. Le DJ pioche dans un répertoire pour créer une musique propre à ses envies et ses influences du moment, du lieu, des gens. Une vraie relation entre le temps, l’espace et les gens se jouent avec le DJ qui bien qu’il est sa propre motivation n’a pas de partition à respecter à la lettre. Nous sommes au-delà de l’interprétation (si vous vous référez à un orchestre ou un groupe) – nous sommes dans l’adaptation et parfois même dans la création.

En 1981, le groupe A Number of Names créé le titre « Sharevari » (Capriccio, 1981) qui doit être associé comme le premier morceau qui va amener à forger l’idée d’un genre musicale spécifique. Néanmoins il ne faut pas se tromper, le terme techno apparaîtra des années après. Que ce soit les habitants de Detroit ou ses DJ, ce morceau représente une alternative et une évolution à la musique de danse « house » qui fait son apparition dans la ville voisine Chicago. On ne placarde pas haut et fort : « ceci est de la techno ». La fin des années 1970 et le début des années 1980 sont marqués dans le monde de la nuit et de la musique par l’apparition de DJ qui font plus que jouer des titres du top 40-50. La notion de création et surtout de production d’un son et d’un univers unique commence à faire son entrée. Ainsi on verra l’arrivée de l’electro et du hip-hop avec Afrikaa Bambaataa et Grandmaster Flash, puis de la house avec Marshall Jefferson, Steve Hurley et de la techno.




Le deuxième morceau qui marque l’année 1981, comme prémisse de la naissance de la techno est « Alleys of your Mind » de Cybotron (Deep Space, 1981). Cybotron est un duo composé de Richard Davis et Juan Atkins. Juan Atkins est aujourd’hui connu comme le pionnier et référent de la première génération techno.

Ce dernier morceau est rythmiquement plus évoluer que Sharevari. Les boucles rythmiques et les synthétiseurs forment un tout plus compréhensible. Les voix encore très présentes dans les deux morceaux sont très robotiques et rappellent l’influence du groupe Kraftwerk et leur voix robotique. Elles sont construites sur un mode répétitif. Dans la techno actuelle, il est rare de trouver autant de paroles. On se trouve bien ici en présence d’une trame musicale de fond épurée et « techno », mais encore confrontée à une forme plus house (forme responsorielle, paroles, gimmick « danse » etc).



2)      Les influences discutées et discutables



Cette musique techno est associé aux musiques dites de danse, et mais aussi plus aux musiques dites électroniques. Ce genre musical, même s’il reste un genre encore aujourd’hui de niche, prend une forme populaire, par opposition aux formes classiques des musiques électroniques et les expérimentations issues des courants comme le minimalisme (Cage, Reich, Glass) ou le sérialisme (Stockhausen).

A ce titre, les influences de ces premiers DJ et producteurs techno ne sont pas les musiques électroniques classiques, bien qu’elles soient avant-gardistes, mais plutôt des artistes innovateurs qui ont su concilier approche populaire et expérimentations électroniques. Le groupe Kraftwerk qui sonne comme un OVNI au départ pour le monde entier va rapidement le conquérir entre les années 1974 et 1977 avec des albums comme « Trans Europe Express » et « Autobahn ». Les « hommes-machines » comme ils aiment se montrer apportent une imagerie très futuriste dans le domaine de la musique, sur scène et dans leur production. Il conquiert rapidement le monde et notamment les salles de danse, discothèques et clubs où de très nombreux DJ les mixent. Très originaux, ils font aussi partie d’une certaine émulation de la scène allemande de l’époque, avec notamment le son qualifié de krautrock et des groupes comme Can, Tangerine Dream, etc.



Kraftwerk

Au début des années 1980, un mouvement nommé synthpop ou encore new pop ou new wave débarquent en Grande-Bretagne. Se présentant de façon assez caricaturale comme des punks pop-glam jouant des synthétiseurs, ces artistes vont eux aussi apporter une grande influence à la techno, car ils vont complètement rationaliser l’utilisation des synthétiseurs et notamment les sonorités synthétiques si particulière aux années 1980, tout ceci dans une enveloppe plus sombre : New Order, Pet Shop Boys, Depeche Mode, Duran Duran, etc.



Pet Shop Boys

Comme je l’écrivais précédemment, le funk était plus présent que le disco à Detroit notamment pour ces liens avec les artistes locaux et à une communauté noire plus encline à respecter l’aura du funk. Je parlerai ainsi de groupes qui ont vraiment influencé les premiers morceaux techno. 
Prince est le guitariste-chanteur afro-américain funk, rock, pop qui embrase la planète dans les années 1980. Il sera parfois de passages à Detroit et saura touché les DJ.
Les P-Funk et George Clinton balancent des concerts de folie et la population de Detroit y assistera plusieurs fois au cours des années 1970 et 1980. Was (Not Was), et le leader Don Was sont connus pour avoir joué un rôle important dans la popularisation des musiques de danse, et de la production de nombreux artistes à Detroit. Les artistes citent aussi souvent MC5, qui bien qu’étant un groupe rock-punk, était très apprécié pour leur énergie et leur liberté d’esprit et engagement politique (anti-guerre, anti-racisme, etc)

La techno naît d’une véritable diversité musicale, indispensable pour être un bon DJ, et encore plus pour comprendre comment les DJ de Detroit agissent et évoluent dans leur propre style musical, leur création et leur Djing. Encore aujourd’hui Kevin Saunderson cite Depeche Mode comme influence primordial. Etonnant quand on sait que le son de Depeche Mode, même dans son côté esthétique plus sombre, est pourtant éloigné d’un son techno dans sa construction musicale (bpm bas, forme chanson pop, etc).

La techno ne s’est pas faite du jour au lendemain. Elle est née de différentes influences. Certaines sont indiscutables : la musique house de Chicago, les nouveautés technologiques, Kraftwerk, le mélange musical, le DJ Kevin Collier (DJ important à Detroit à l’époque), le DJ radio Electryfying Mojo qui était l’un des rares à soumettre à ses auditeurs des morceaux très diverses et des groupes que j’ai cité précédemment. D’autres points sont plus discutables et à modérer comme l’intégration des idées futuristes dans leur musique suite à la sortie de l’oeuvre d’Alvin Toffler, « La Troisième Vague », la dureté d’une musique à l’image de Detroit (même si cette idée est très plaisante, et que je rappelle que l’atmosphère ambiante influence le DJ, aucun indice ne le prouve de façon net).



3)      Les « Belleville Three » : qui sont les pionniers de la techno de Detroit ?



Les Belleville Three est le nom donné aux pionniers de la techno originelle, qui vont forger son architecture globale et l’ancrer. Belleville est une ville qui fait partie dans les années 1980 des banlieues de classes moyennes et riches, comparativement à Detroit. La population y est éduquée grâce à l’influence du système de scolarité de la ville la plus proche, Ann Arbor. Elle se situe à 20 kilomètres à l’ouest de Detroit. La vie y est rigoureusement plus simple. Le taux de crime est relativement bas. La population y est majoritairement blanche et avait la réputation d’être dans les années 1930, un abri pour riches propriétaires comme Henry Ford, par exemple et lieu de villégiature (maison d’été de Charles Lindbergh).

Cette ville abrita Juan Atkins, Kevin Saunderson et Derrick May, grands DJ techno, qui fréquentèrent le même lycée et sont proches, que je vous présente brièvement :

> Juan Atkins créé Cybotron avec Richard Davis au début des années 1980. Atkins est très influencé par les DJ, et notamment le DJ radio Electryfiying Mojo et ses playlists ouvertes à d’autres sonorités. Atkins part à la recherche de nouveaux instruments (Korg MS-10, 1979) et machines à modifier pour jouer. Le Djing étant lié à une totale autodidaxie (et encore plus à cette époque), il apprend par lui-même et en observant ses pairs. Il est le premier à réaliser des compositions avec des nouveaux codes plus mécaniques et rythmiques, novateur donc et moins dansant que la house pour l’époque. Il créé son label Metroplex en 1985, en quittant l’aventure Cybotron. Il créera ensuite différent avatars comme Model 500.



Juan Atkins

> Derrick May est souvent vu comme l’intellectuel de la techno. Il lui a offert sa philosophie et ses explications futuristiques  mais aussi la relation entre la noirceur et les difficultés que rencontrent les habitants de Detroit, et la mécanicité et le côté plus sombre que va prendre la techno petit à petit, devenant de plus en plus un squelette musicale laissant  place à un rythme et une atmosphère déconstruisant les musiques populaires et classiques. Derrick May a aussi la carrière la plus fructueuse parmi les DJ techno de Detroit. Il est très discret et sensible. Il apprend pratiquement tout grâce à Juan Atkins, mais aussi Anthony Shakir qui l’aide beaucoup à ses débuts. Il créé son label Transmat Records en 1986. C’est en 1987, qu’il se fait connaître le plus sous les pseudonymes Rythim is Rythim et Mayday à travers des titres : Strings of Life, Nude Photo,…. Puis au milieu des années 1990 il met progressivement fin à sa carrière de producteur. Il n’en reste pas moins une clé maîtresse du son techno de Detroit.


Derrick May

> Kevin Saunderson est, pour moi, plus démonstratif et une personnalité plus festive. Il créé son label KMS Records en 1986. Le titre Big Fun propulse sa carrière en 1987, sur la compilation qui restera dans l’histoire techno : Techno !  the New Dance Sound of Detroit. Kevin Saunderson reste très proche d’un son house, voir clubbing notamment en tant que DJ. Il produit néanmoins des titres techno plus «minimales » ou « underground », avec notamment Heavenly en 1997 (pseudo : E-Dancer).

Kevin Saunderson


Le simple fait d’attribuer ce titre de pionniers aux Belleville Three est critiquable mais aussi largement justifiable. Néanmoins ils ne sont pas les représentants d’un son techno de Detroit, mais des sons de la techno. Ces personnes adorent Detroit, ils y sont liés, même s’ils vivaient à Belleville dans des conditions de vie plus reposantes. La techno est à Detroit ce que le rock est au monde entier : diverse. Saunderson est plus « housy », May est plus « classique », Atkins évolue dans un courant qu’on appelle électro (electro-funk). La techno n’est pas uniforme, et c’est un des points forts de celle-ci. On ne peut tenter de définir le techno en tant que genre, parce que sa nature même est vivace, spontanée, influencée. La techno de par sa forme brute, jouable à l’instinct, construite sans modèle fixe, elle est expérimentale. Carl Craig et Jeff Mills,par exemple, emmèneront par la suite cette techno vers d’autres directions.


4)      Detroit, les USA, l’Europe


Entre 1981 et 1988, la techno se développe à Detroit. Peu de DJ ou même le public aux USA ne sont et seront touchés par ce nouveau style musical. Il reste alors un style musical de niche et un style musical lié à Detroit, d’où ce nom de « techno de Detroit ». Par la suite on parlera de « techno allemande » ou encore « techno anglaise », la localisation géographique importe alors pour désigner un style techno particulier.

A partir du milieu des années 1980 et notamment lors de l’année 1988, lors du Summer of Love ou « été de l’ecstasy » en Grande-Bretagne, la techno est affiliée à ce nouveau mouvement. Le mouvement des raves, où l’événement prime sur la musique et où l’utilisation de drogues et autres substances conditionne ce même événement, est une pratique culturelle différente de la techno que peuvent connaître les habitants de Detroit. Les Britanniques font évoluer leur musique dans leur propre contexte post-industriel, musical (acid-house), etc.

Certains DJ, à l’instar de Derrick May seront désagréablement surpris de voir l’influence et la portée de la musique techno en Europe – une techno moins authentique où le comportement déluré et sans contrôle étonne. Aujourd’hui lorsque l’on parle de techno, on y voit plutôt une référence à la techno allemande et beaucoup d’amateurs de techno ne connaissent que peu les racines de la techno à Detroit.






vendredi 11 juillet 2014

Photographies #5


Un peu de sport ne nous fera pas de mal. 
Et s'il y a bien un sport aux Etats-Unis que les Français ne comprennent pas, c'est bien le baseball.

Baseball a sport that French people don't understand...

J'ai eu l'occasion de voir l'équipe des Tigers de Detroit (Centre) affronter les Dodgers de Los Angeles (Ouest) les premiers évoluant dans la ligue Américaine et les seconds dans la ligue Nationale. Les deux ligues sont en fait une division de la ligue majeure aux USA. A la fin de la saison régulière, le premier de la ligue Américaine rencontre le premier de la ligue Nationale.

I saw the Tigers (Detroit) beat the Dodgers (Los Angeles), the first baseball team playing in American League and the second one in National League. Both leagues are a division of the Major League in USA. At the end of the regular season the first team of American league plays against the first of the National. But USA people, you know that.




Presque tous les jours, les équipes jouent un match. Les matchs sont en général en neuf manches, ce qui peut amener la durée de ceux-ci à plus de trois heures de jeu. Detroit accueille donc au minimum deux matchs par semaine. La ferveur autour de l'équipe des Tigers est immense. C'est une équipe excellente (apparemment) depuis de nombreuses années, troisième au classement par point de la ligue Américaine actuellement. Les parkings autour du stade, Comerica Park, sont toujours vides, et je me demandais pourquoi ils étaient si nombreux. J'ai rapidement eu ma réponse. Avec une capacité de 41 000 places, sans compter les gens qui déambulent dans les gradins et espaces de jeux, de repos, de restauration, on arrive à près de 50 000 personnes qu'il faut accueillir. Ce sport et cette équipe permettent à Detroit d'engranger une manne financière considérable, du fait que l'événement soit répété souvent, et soit toujours suivi avec beaucoup de passion de la part des habitants du Michigan.

Everyday baseball teams play. A game is in general in nine rounds, and it can last more than three hours. So Detroit hosts about two games every week. Fervor about Tigers is huge. That's a really good team for a long time, currently third in the Major League (by points).  Parkings around the Comerica Park are always empty during the daytime, and I wondered why there were so much. Now I have an answer. 50.000 people live in Comerica Park when there is a baseball game. It's overcrowded.  This team and sport allowes to Detroit to earn a lot of money. An event of passion for all  baseball lovers from all Michigan state. 






Je ne me permettrais pas de vous expliquer les règles du baseball, étant donné que je ne les connais pas toutes. Sachez simplement qu'une fois que vous avez compris la notion de points par base franchie, de homerun, de lanceurs, de batteurs, de rattrapeurs, d'attaque-défense, ils existent des dizaines d'autres subtilités. Finalement, j'arrête de vous faire du mal ... laissons plutôt notre imagination faire le reste avec des images.

Finally, if you're a US citizen, I won't explain the rules, because I only know the most important rules, and you certainly understand the baseball better than me. 



Un batteur des Dodgers (gris) concentré pour frapper la balle. Le receveur des Tigers (blanc) en attente.




Justin Verlander, lanceur pour Detroit



Torii Hunter, batteur pour Detroit



En attente de la frappe de son coéquipier batteur, le joueur de Detroit (blanc) reste à la base défendue par Gonzalez des Dodgers (gris), et se prépare à courir, 



Miguel Cabrera, le batteur de Detroit, joueur de l'année 2013





lundi 30 juin 2014

Photographies #4

Chicago (Illinois), 5 heures de route de Detroit (Michigan) 
Weekend de photos où l'on prend un peu de hauteur, ou plutôt l'on invite notre cou à regarder les fameux "skyscrapers" de tout en bas.

Toutes ces photos ont été prises dans la continuité de Michigan Avenue où des monuments et lieux adjacents !


















mercredi 25 juin 2014

TEC-TROIT 2014 - True festival for towners ! "Genuine" festival ?


TEC-TROIT 2014 fut un festival hors du commun. D’un intérêt et d’une complexité sans égal à tout autre festival. Entre les organisateurs me rappelant que le festival est de plus en plus suivi chaque année et le fait que certains locaux et la police ne voient pas celui-ci d’un bon œil, observons l’intérieur.

TEC-TROIT 2014 was an extraordinary music festival through estonishing and awkward points compared to others music festivals. Between organizers telling me that the festival is bigger every year and some locals and policemen denying it, let’s see what it really happened.



TEC-TROIT - samedi 21/06 - après-midi / Harmonie Park


What TEC-TROIT is ?


TEC-TROIT est un festival de musiques électroniques notamment house et techno – GRATUIT. Cette année il s’est déroulé sur trois jours, du 20 au 22 juin (2 scènes).  En 2011, DJ Roach (Raul Rocha) et Heather Raye, décident de faire renaître un festival gratuit à portée très locale, un peu à l’image des premiers festivals Detroit Electronic Music Festival sur Hart Plaza entre 2000-2004. Ce festival se situe dans une idéologie différente des festivals de Detroit, tel le MOVEMENT, qui bien que saluer par les artistes pour l’apport monétaire à la ville et l’impact médiatique internationale, a perdu au fil des années et des enjeux globaux, une assisse plus locale, tant auprès des DJ que d’un certain public. D’après mes observations, tout se passe sans compétition malsaine avec les autres festivals, toujours dans le but de confronter des idées différentes sur la conception et l’idéologie de la scène des musiques électroniques à Detroit.

TEC-TROIT is an Electronic Music festival, especially house and techno music – completely free.  In 2014, festival took place in Harmonie Park of Detroit from June 20-22 (2 stages).  In 2011, DJ Roach (Raul Rocha) and Heather Raye decided to create a new free festival with a local impact, as former DEMF 2000 – 2004 were. Ideologically, TEC-TROIT is different even if DEMF-MOVEMENT festivals are accepted by Detroit DJ communities thanks to monetary contribution for the city and international media impact. Nevertheless, every year those festivals lost a part of DJ and local Detroit techno fans.  After observation, that’s not a competition; the way that DJ Roach promoted this event is in order to show a different conception of the “genuine” scene of Detroit DJs.



Logo TEC-TROIT


Engagement citoyen : DJ Roach remet notamment en cause la marque MOVEMENT qui « gagne un paquet de fric et met en place des événements internationaux ». L’image –iconique - de Detroit par rapport à la scène électronique, aident beaucoup ce genre d’événements à se faire connaître, bien qu’ils soient parfois un peu détaché dans leur promotion artistique de la réalité et de la complexité musicale en matière de musiques électroniques à Detroit. Difficile de satisfaire tout le monde !

Citizen commitment: DJ Roach calls into questions the MOVEMENT brand which " charges a ton of money and features a lot of international acts ". The iconic image of Detroit through its Techno history, help them to create such big international events, even if it’s not the Detroit sound that they promote. But it’s not easy to satisfy everybody !

Engagement musical : DJ Roach critique aussi le MOVEMENT pour son timide engagement auprès des DJ locaux : « MOVEMENT semble avoir une sélection de quelques artistes locaux qui joue tous les ans au MOVEMENT, quand il y a tant de nouveaux talents locaux ici, à Detroit, qui adoreraient être un morceau du MOVEMENT ». A l’image d’un Carl Craig, programmé presque tous les ans – et ce avec grand bonheur pour tous – il est vrai que cette pluralité de DJ manquent quand on observe combien de DJ différents peuvent être présents au TEC-TROIT, et des personnes qui ne sont pas du tout connu, du grand public. On se pose alors cette fameuse question de savoir quel est le statut de tout ces DJ : sont-ils des DJ professionnels ou des amateurs ? Est-ce que la popularité d’un DJ influe sur son statut ? Y-a-t-il des DJ plus méritants que d’autres ? Des questions toujours délicates lorsque l’on se situe dans le champ culturel.

Musical commitment : Also, DJ Roach criticizes MOVEMENT because of its tight commitment with local DJ : “Also they seem to have a select few locals that play MOVEMENT every year when there is so much local talent here in Detroit that would love to be a part of MOVEMENT.” For example, a guy like Carl Craig is playing every year (almost) – which is great – but it highlights a lack of diversity. Because when you observe TEC-TROIT program, you see how many guys from Detroit and his region could play. Finally we have to ask this hard question about the status of being a DJ:  are they some professional and some non-pro ? How do you define a status?  Does the popularity of a DJ  influence his/her status ? Is there some DJ who are deserving and others who aren’t? (some awkward questions).



 Flyer TEC-TROIT 2014


Paradise Valley – Harmonie Park: a legendary music place vs a hype commercial area


Paradise Valley – Harmonie Park est un lieu fondamental des scènes musicales de Detroit. Dans les années 1920 à 1980, les principales salles de danse, bars et clubs étaient attachés à cette zone. Les nouveaux musiciens de jazz et de blues devaient passer par ces lieux pour pouvoir être accepté. Puis les genres musicaux ont évolué, les clubs et discothèques se sont installés sur d’autres avenues du centre-ville. Néanmoins, le parc existe toujours, mais excepté les affiches et panneaux flattant ce lieu plus aucun lieu de musique n’est présent et donc ne rappelle cette gloire musicale passée. Cependant, certains membres de la communauté de Detroit font vivre ce lieu à l’instar des mini-concerts de jazz organisés tous les lundis et jeudis. Le parc reste un endroit paisible où la communauté peut se réunir, comme pour le TEC-TROIT.

Paradise Valley – Harmonie Park is a main music place in Detroit. From 20’s to 80’s, ballrooms, clubs and bars were located there. For example, new jazz and blues musicians had to validate their career by playing here. Then, genres evoluted and clubs and discotheques settled in others streets and avenues. However, the park still exists but except some flyers and panels, no building and music place is in order to remind us those musical days and events.  Few towners animate Paradise Valley with jazz concerts (Monday and Thursday). The park is a peaceful place for all the towners where they can gather, like for TEC-TROIT event.



Harmonie Park - vendredi 20/06 - après-midi / 1ère scène



Harmonie Park - vendredi 20/06 - après-midi / 2ème scène


Or, il est de plus en plus difficile d’organiser de tels événements, notamment house et techno, du fait des restaurants et autres hôtels qui profitent du cadre pour s’installer. Aujourd’hui, comparativement au reste de Detroit, la zone Harmonie est un endroit hype où l’on trouve des restaurants et bars très chics. Une population qui peut parfois faire preuve de distance à l’égard de la communauté musicale qui veut aussi habiter ces lieux, surtout des DJs et de styles musicaux portant de lourds clichés.

It’s really complicated to organise such an event. Harmonie area is a hype place where restaurants, bars and hotels are close to. A population who can have some distance with towners and musical culture of Detroit.

Explication par les faits : Vendredi 20, premier jour de festival, seulement une trentaine de personnes étaient présentes du fait de la pluie. Aux alentours de 16h s’est alors déroulée une scène inimaginable. En effet, quelques heures après que les organisateurs eurent montés la deuxième scène (Randolph Street – Gratiot Avenue), une vingtaine de personnes arrivaient pour écouter le nouveau DJ. Ecoutant la musique et les puissantes basses se déclencher, le propriétaire du bar (nouveau propriétaire selon mes sources), décident d’appeler DJ Roach et la police pour fermer la scène. DJ Roach calme, accepte. Finalement, une seconde scène vit le jour à l’intérieur d’un bar proche.
DJ Roach sur son compte Facebook (samedi 21, 6h39) : « Donc la police a fait fermer la deuxième scène, mais nous nous déplaçons à l’intérieur du Coaches Corner, et ce sera donc là que la fête battera son plein. Chaque année ils essaient d’arrêter cet évènement gratuit, mais TEC-TROIT est toujours là et on continue à s’éclater.”

Explanations: On Friday 20th, first day of festival, only thirty people were there because of the rain. After 4pm something wrong happened. After organizers set up the second stage (Randolph Street – Gratiot Avenue), ten people were coming to listen a new DJ playing, when the bar’s owner call DJ Roach and the police to close the stage (a new owner / music loud / people drinking on the streets). DJ Roach accepted. Finally, a second stage will raise in another bar (indoor). DJ Roach on his Facebook account (Saturday 21st, 6.39am): “So the police made us shut the 2nd stage down but we moved it inside of Coaches Corner so thats where we are rockin the 2nd stage, inside of Coaches Corner. Every year they try and stop this FREE event but Tec-Troit is still on and poppin.”


 DJ Roach (à droite) discutant avec les policiers


For Those Who Know...


DJ Roach et son label Nuestro Futuro font partie d’Underground Resistance (UR), un collectif et label de promotion et production des labels indépendants de Detroit. La plupart des DJ qui étaient invités sont des personnalités récurrentes, qui forment un ensemble autour de la sphère d’Underground Resistance (UR) et Detroit Techno Militia (DTM) , c’est-à-dire les promoteurs d’un son à Detroit. Très rares sont ceux qui partent à l’étranger, d’ailleurs cette question d’influence avec d’autres pays et d’autres styles semblent parfois « tabou ».

DJ Roach and his label Nuestro Futuro are part of Underground Resistance (UR), a DJ/musicians collective promoting and producing Detroit independent labels. Most of those DJ who were invited are people close to this group or Detroit Techno Militia (DTM).  Only few DJ go abroad, besides the question of influence with others countries or music styles can sometimes be a “taboo”.

Des types inconnus (à mes oreilles) comme Nano2Hype, Donald Joseph, Ryan Start, Subtractive, Pirahnahead, Nigel One and Alexander, Biblical Proportions… se retrouvent avec DJ T.Linder, DJ Psycho, Terrence Parker, etc, plus connus.

I heard some guys totally unknow for my ears like Nano2Hype, Donald Joseph, Ryan Start, Subtractive, Pirahnahead, Nigel One and Alexander, Biblical Proportions… and also there weres others more famous DJ like DJ T.Linder, DJ Psycho, Terrence Parker,....

Au final le festival a réuni sur trois jours environ 300 personnes (notamment samedi et dimanche). La population locale était fortement représentée : les habitués du parc, les sans-domiciles, les groupes de supporters d’UR, DTM et TEC-TROIT, les amis et familles, ainsi que des jeunes de la région. Des gens souriants, dansants, échangeants. Des DJ simples, impliqués et très proches du public. Une réelle énergie produite entre DJ et public. D’autres festivals ont également une démarche similaire promouvant la gratuité : Pine Grove Electronic Festival (Port Huron) et Charivari Festival (Detroit), qui restent un peu plus important en termes d’audience.












Finally the festival gathered during three days, about 300 people (especially on Saturday and Sunday). Towners were the representatives: Park lovers, Homeless, Fans of UR, DTM and TEC-TROIT, friends and family, and young guys from the county. People laughing, dancing, smiling and DJs close to this public in a pure and simple energy. Also others festivals with a local ideology and free exist : Pine Grove Electronic Festival (Port Huron) and Charivari Festival (Detroit), which remain bigger than TEC-TROIT.

L’événement était donc très particulier. De plus, la communication ne s’est faite que par Facebook ainsi que par la distribution de quelques flyers. Pas de merchandising, pas de bars ou de coins restauration :  un festival très épuré.

It was a special event. No big communications, except by Facebook and flyers. No merchandising, no bars or fast-food or tents - an uncluttered festival.




Pour conclure, j'ai rencontré une personne emblématique de cette synergie entre la réalité locale pour les habitants de Detroit et la magie de la musique et des musiques électroniques en particulier : Grandma Techno. A 72 ans et victime depuis 1988 d'une maladie l'handicapant, Patricia Lay-Dorsey fait preuve d'une formidable détermination dans sa vie et sa volonté de montrer ce qu'est réellement Detroit. Je vous invite à faire un tour sur son site, observer son travail, notamment son portfolio "Detroit is its people not its problem" et  la vidéo intitulée "THEY CALL ME GRANDMA TECHNO" : http://www.patricialaydorsey.com/




Grandma Techno

To conclude, I'll invite you to look at an iconic person who reflects the truth about Detroit and the magic of music and Electronic Musics : Grandma Techno. 72 years old and handicaped since 1988, Patricia Lay-Dorsey is a wonderful person proving her determination in her life and her love for Detroit. Go on and see the video "THEY CALL ME GRANDMA TECHNO" and her portfolio "Detroit is its people not its problem" : http://www.patricialaydorsey.com/